09.07.2010
Diabète
Diabète
Avertissement : Il n'existe peut-être pas encore partout de diabétologie, mais le mot existe. Toutes les formes du diabète ont pourtant un point commun qui rend une partie du traitement commune également. Cet article n'a pas pour objectif de remplacer les médecins. Cependant, chacun peut constater que la médecine officielle, en matière de diabète, s'oriente dans une direction qui amène les médecins eux-mêmes à se poser des questions. Les traitements actuels du diabète conduisent sur le long terme à des maladies des yeux et des reins, jusqu'à la dialyse. Il serait temps de trouver soit des traitements au long cours qui ne créent pas d'autres maladies, soit des traitements définitifs. L'obésité doit être soignée avant toute chose. Ensuite seulement, le traitement peut être entrepris. Vouloir soigner un diabète causé par l'obésité, sans chercher à remédier à l'obésité, apparaît ici comme un traitement qui ne se situe pas assez en amont.
Plus la médecine actuelle s'est dans certains domaines égarée en aval, de la constatation même de certains médecins, plus les propositions nouvelles doivent se situer en amont, afin de rétablir l'équilibre dans un premier temps, puis recentrer la médecine en son centre.
Les diverses formes du diabète ont toute une origine commune, et le traitement de fond sera toujours le même, que le diabète soit dit fruste, gras, sucré, azoturique, insipide, maigre, nerveux, rénal.
L'origine la plus communément admise est une altération des îlots de Langerhans, qui font partie du pancréas.
La stimulation des fonctions pancréatiques se traduit par l'amélioration de l'état du diabétique.
Cependant, le pancréas ne suffit pas à l'élaboration des hydrates de carbone, et d'autres glandes y contribuent : glandes salivaires, parathyroides, glandes de la muqueuse de l'estomac, rate, foie et vésicule biliaire.
D'autre part, certaines glandes endocrines exercent une influence sur la régulation de la glycémie. L'adrénaline, sécrétion des surrénales, augmente le taux de la glycémie. Le cortex des glandes surrénales contribue à la constitution de réserves en glycogène, par l'élaboration de diverses substances dont la cortisone. La thyroxine, émise par la thyroïde, augmente le taux de la glycémie. Un dérèglement de l'hypophyse peut donner naissance à des sécrétions neutralisant l'insuline en provenance du pancréas.
Le test habituel de diagnostic du diabète est le taux de sucre dans les urines ou le sang. Cependant, ce repère ne permet pas de situer l'état pré-diabétique, qui est le plus facilement curable. D'autres signes précurseurs, significatifs de troubles nutritionnels, annoncent aussi bien le diabète que la tuberculose.
L'obésité précède souvent le diabète de l'adulte. La surcharge des réserves graisseuses entrave la mise en réserve du glucose, ou sa bonne utilisation. D'autre part, l'abondance de graisses dans l'alimentation oblige le pancréas à intensifier la production de stéapsine par exemple, cette sécrétion ayant lieu au détriment de la sécrétion d'insuline par exemple.
Dans certains diabètes, le pancréas fonctionne normalement, mais c'est l'action de l'insuline sécrétée qui est neutralisée, ou bien sa sécrétion se trouve ralentie. Ainsi l'origine du diabète peut être antérieure à la dégradation des fonctions pancréatiques.
Le rôle du foie dans la transformation et le stockage des sucres est capital. C'est le foie qui transforme protéines et hydrates de carbone en glycogène, puis reprend le glucose qui en résulte.
La défaillance du pancréas se traduit par des troubles du métabolisme des amidons; mais on a pu observer l'apparition de manifestations diabétiques alors que les fonctions pancréatiques semblaient encore normales.
L'altération des îlots de Langerhans du pancréas est souvent due à la persistance de l'élévation du taux de sucre sanguin. Cette élévation du taux de sucre sanguin peut découler d'une tentative de défense contre l'état de dénutrition. Cette dégradation du pancréas serait donc elle-même un effet d'une déficience initiale des fonctions hépatiques de transformation.
L'expérience a démontré l'efficacité des traitements naturels du foie sur des affections en apparence très distinctes.
Le diabète est en relation avec des anomalies de tant d'organes et de systèmes qu'il semble plus logique d'exercer le principal de l'action curative sur celui qui les recoupe tous. Un traitement convenable du foie interviendra sur les causes réelles. Des mesures secondaires seront inspirées par les réactions suivant les premières interventions curatives.
Ceux qui souhaitent guérir le diabète par les régimes et la nutrition pourront se reporter aux conseils d'un nutritionniste.
Nous présentons ici quelques options de phytothérapie.
L'action des plantes est diverse : certaines favorisent la baisse de la glycémie, d'autres de la glycosurie. L'objectif principal est l'amélioration des fonctions de synthèse et d'assimilation.
Il est utile de limiter l'extension de certains symptômes, mais il est encore plus utile d'effacer ce qui entraîne ces symptômes.
La glycémie est d'abord une réaction de défense d'un organisme carencé. Il faut donc que cessent ces carences. Le vrai remède est donc celui qui placera l'organisme dans les meilleures conditions d'utilisation des éléments nutritifs.
Une des plantes les plus utiles, non seulement dans le diabète, mais dans tous les troubles de la nutrition, est le fenugrec. Agissant à la fois sur le pancréas et la vésicule biliaire, il en stimule les sécrétions.
Le fenugrec s'utilise au moyen d’une bonne cuillerée à soupe de semences dans deux tasses d'eau; cuire à feu doux jusqu'à réduction de moitié. Prendre le matin à jeun, une semaine sur deux, et cela des mois durant. Dans l'amaigrissement, le fenugrec contribue à la reprise du poids, si l'on poursuit assez longtemps son usage, car son action est lente.
D'autres plantes sont utiles à des titres divers. Ce sont : géranium robert, noyer, eucalyptus, airelle (feuilles), renouée, valériane, haricot (cosses), aigremoine, alchimille. On peut les utiliser en boisson de table, à la dose de 40 gr par litre d'eau. Bouillir légèrement et infuser.
Les mélanges peuvent présenter plus d'efficacité, les plantes associées multipliant leurs effets. Ainsi les tisanes "Assimilation - dénutrition I et II" (voir catégorie "Phytothérapie", article "Phytothérapie - Quelques tisanes). Ces deux tisanes s'utilisent comme boisson de table, aux repas ou entre, froides, tièdes ou chaudes. L'usage de ces deux boissons pourra être alterné: un mois l'une, un mois l'autre; ou une semaine l'une, une semaine l'autre.
Ceux qui ne supportent pas l'amertume peuvent prendre la tisane pour le foie "Foie - insuffisance hépatique" (voir catégorie "Phytothérapie", article "Phytothérapie - Quelques tisanes"), pendant une semaine par mois, une tasse après chaque repas.
La tisane "Foie - engorgement" (voir article) est très efficace, en cure de trois semaines, deux ou trois fois par an, une tasse avant chacun des deux principaux repas (froide ou chaude).
Les remèdes classiques naturels restent applicables au diabète :
Indépendamment de ses propriétés absorbantes ou revitalisantes, l'argile s'oppose à l'acidification des humeurs. Par voie buccale, le matin à jeun, prendre une cuillerée à café d'argile dans un demi-verre d'eau, après repos la nuit, en alternance avec le fenugrec. Si l'argile n'est pas supportée le matin, la prendre un quart d'heure avant le repas du soir, qui ne devra pas comporter de graisses.
Il est possible d'avoir recours à des cataplasmes d'argile sur le foie. Chaque soir sur le foie, le cataplasme peut être déplacé sur le pancréas deux soirs par semaine.
Il est possible d'appliquer un cataplasme du foie à la rate, en ceinture (cinq poignées de son et deux de feuilles de lierre grimpant; cuire une dizaine de minutes avec un peu d'eau, puis appliquer chaud dans une mousseline).
Le bain de siège froid pendant la durée de la cure permet d'accélérer les échanges, ce qui n'est pas à négliger devant la profondeur de la perturbation des fonctions de nutrition que l'on peut constater dans le diabète.
22:49 Publié dans THERAPEUTIQUE NATURELLE | Lien permanent | Commentaires (0)


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